Me, myself and I...

Durs durs les cours

Intéressant mais ya des jours comme ca...

me suis couchée à 2h ce matin, après une folle soirée avec des amis... on y serait bien resté encore, mais "t'as école demain toi" et voila qu'il faut se lever à 7h et que je suis fatiguéeeee

alors j'ai pas été en cours cet aprem : je sais! c'est pas bien!

mais en plus je suis malade

alors je vous dis pas comme j'ai hate d'être en week end!

 

Edit du lendemain :

C'est encore pire. Il y a des choses très étranges qui sortent de mon nez. d'ailleurs je ne pensais pas qu'un si petit nez pouvait se vider autant. je dois avoir une connection directe nez-vessie, c'est pas possible autrement (me dites pas que c'est une connection cerveau-nez sinon je suis très mal), je me vide littéralement! (remarquez si je peux perdre un ou deux kilos suite à mon rhube ca b'arrange hein)
Je me mets même à en pleurer en cours. Un de ces jours une de mes profs va me dire que je peux sortir si je suis trop triste par ce qu'elle raconte... je suis sure que j'ai un cancer du nez en fait (ca c'est un des inconvénients de travailler dans le paramédical : on devient assez hypocondriaque)

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comme un parfum de deuxième année...

Les amis ca sent de plus en plus la deuxième année :

- déjà on est en période d'oraux du concours IFSI ; et voir tous ces candidats hyper stressés ça me rappelle furieusement que l'année dernière j'étais dans leur cas, et que donc leur rentrée (et la notre) se rapproche à grands pas.
On les reconnait facilement les admissibles ils ont tous une tête coincée, une demi feuille A4 avec le sujet, et une feuille de brouillon verte et ils errent comme des âmes en peine dans notre IFSI qui pourtant est loin d'être labyrinthique)
yen a même qui viennent nous parler et nous demander si nous aussi on passe à 10h... et bon dieu que ca doit être bon de répondre "non non moi je suis étudiante" (je dis ca parce que c'est pas à moi qu'un admissible s'est adressé, c'est à ma copine)

- ensuite il fait beau, le soleil tape, les jupettes et les débardeurs sont de sortie, on passe de plus en plus de temps à bronzer sur la pelouse, et ça aussi ca rappelle furieusement l'été qui arrive (et qui, comme chacun sait, précède la fameuse rentrée)

- enfin on commence à préparer la soirée d'intégration des premières années (enfin des futures premières années, puisque pour le moment on est encore ESI1). Les soirées étudiantes "pour finir l'année" sont lancées, et c'est... dans 15 Jours!!!!

oui, plus que deux ou trois semaines de cours, deux mois de stage, un mois de vacances et... bonjour la deuxième année!!!

Cette première année est passée à vitesse de TGV (non, pas Tequila Gin Vodka, mais Train à Grande Vitesse). Je l'ai vue passer, certes, mais j'ai l'impression que c'était hier en fait. et voila. Un tiers de mes études sont presques passées. Trop vite dans un certain temps. Je suis un peu nostalgique de mon statut de première année, et terriblement excitée à l'idée d'approcher le statut de deuxième année avec tout ce que ca comporte : plus d'autonomie, plus d'exigences de la part des équipes, et encore et toujours des milliers de choses à découvrir...

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A tous ceux qui m'ont laissée des questions sur le concours AS..

merci à tous et à toutes, si je n'ai pas répondu c'est que je n'ai pas lu les messages...

quelques petites choses / mises au point :

- je ne suis pas AS ni élève AS, je n'ai aucune idée des validations d'acquis par l'expérience, je ne sais pas comment ca se passe, je ne peux pas vous répondre là dessus. Il existe des personnes compétentes qui pourront vous renseigner, entre autres la DRASS.
Quant à me demander quelles sont mes motivations / raisons / expérience / parcours, j'ai fait des sujets là dessus qui n'attendent que d'être explorés. je ne peux pas macher le travail de tout le monde, une petite recherche vous permettra de retrouver tout ca et bien plus encore.

- félicitations pour ceux et celles qui sont reçues à l'écrit IFSI 2008. mais la même règle s'applique pour vous, futurs ESI. mes motivations etc sont sur ce blog. je réponds volontiers aux questions précises, mais pas à celles pour lesquelles tout a été écrit depuis plus d'un an. sinon on ne s'en sort pas. je sais que l'oral approche, et a peut être même déjà commencé, mais toutes les questions récurrentes (comment se présenter, quels sont les avantages.défauts, etc) ont leur réponse ici. une petite recherche vous permettra de répondre, du moins je l'espère, à vos questions. En revanche si une question restait sans réponse, ca serait avec plaisir que je tacherais d'y répondre!

Voila j'espère que vous ne m'en voulez pas de ces petites remarques, mais j'ai lu je ne sais combien de commentaires de personnes demandant tout le temps la même chose, et c'est vrai que c'est un peu lassant... C'est bien de se poser des questions, c'est mieux de faire en sorte de trouver les réponses!

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Et ca continue encore et encore... c'est que le début d'accord d'accord...

Oui, ca continue, encore et encore... encore un décès dans mon service... une personne que j'avais en charge. j'ai appris son décès ce matin à 6h en prenant mon service, l'infirmière de nuit m'a demandée quelles étaient les deux personnes que j'avais en charge et m'a dit "c'est bien ce qui me semblait, Monsieur X est décédé cette nuit".

Sur le coup, j'ai accusé le choc mais ca a été... ce n'est qu'après... j'aurai du aller lui dire au revoir avant de partir vendredi... j'avais dit que je lui ferais un soin de bouche je ne l'ai pas fait... j'aurai du être plus à son écoute... enfin plein de "j'aurai du" sauf que non, je n'ai pas à culpabiliser, il est parti, il ne souffre plus, c'est la vie et puis c'est tout. Je ne suis pas responsable du fait que les humains ne sont que des pauvres mortels... j'ai essayé, dans mes faibles capacités, de rendre sa fin de vie meilleure... je me souviens l'avoir fait rire, je me souviens qu'il a souri, je sais qu'il a été entouré jusqu'à la fin, il savait que nous étions là, sa femme a été présente à ses côtés jusqu'au bout et il n'est pas mort seul, il est mort dans son sommeil, la meilleure chose qu'on pouvait lui souhaiter dans son malheur... il est mort sans s'en rendre compte, c'est ainsi que j'imagine ma mort...

Monsieur X, je pense à vous en ce jour pluvieux... à vous et à votre famille, vos amis... à votre manière vous m'avez fait grandir en me montrant votre courage...

Margaux, en mode ESI triste comme le temps

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bilan de mi-stage

Bilan mitigé comme il se doit, en bonne normande que je suis.

Je suis dans un super lieu de stage, le genre de lieu qu'on reve de faire, on est à mon écoute, on me laisse faire des choses, on me fait confiance, bref tout se passe bien de ce côté là.

Là où ca ne va plus, et ca ne vient que de moi, c'est mon rapport avec la maladie, ou plus exactement la maladie mortelle.

Je savais déjà que moi ce qui m'intéresse le plus, c'est le côté relationnel... (d'où mon intéret particulier pour la psychiatrie). Il est vrai que mes stages tout au long de mes 3 ans me permettront d'affiner mes choix, et j'attendais avec impatience le premier stage pour confirmer une vague impression que j'avais avant...

Impression à présent confirmée...

L'infirmière possède 5 rôles :
- La dimension éducative
- la dimension préventive
- la dimension de maintenance
- la dimension curative
- la dimension palliative

Pour les 4 premiers rôles je n'éprouve aucune difficulté. En revanche pour la dimension palliative, j'avoue que je ne peux pas. enfin je ne peux pas pour le moment. Peut-être que plus tard je m'endurcirais un peu. pour le moment, c'est trop dur pour moi...

Bien sur je n'aime pas voir souffrir les gens (qui aimerait ca). Mais je suis sure que ca ne me dérangerait pas de travailler chez des gens éprouvant de grandes souffrances si je savais qu'à la fin, ils ne meurrent pas. Je suis davantage dans une optique curative que palliative... voir les gens en sachant qu'ils vont mourir me fait terriblement mal...

Je me suis vraiment rendue compte de cette différence car dans mon stage il y a des gens qui sont malades mais guérissables... et des malades qui, eux, sont amenés à partir... et quand je le sais, j'essaye d'en faire abstraction mais cet après midi encore, en travaillant sur le dossier d'une des personnes que je prends en charge, j'ai eu les larmes aux yeux. et j'ai pleuré tout le long du retour. Un petit monsieur adorable, jamais malade de sa vie et bammm... et voila... il ne s'en rend pas compte et j'oserais dire qu'heureusement, inutile d'ajouter à son souci d'être hospitalisé.

Je pense que j'ai bien fait de ne pas faire médecine. jamais je n'aurai été capable de dire à une personne, les yeux dans les yeux, qu'il avait ceci ou cela et qu'il allait mourir... malgré toutes les précautions qu'on prend pour annoncer de telles nouvelles, une terrible annonce reste une terrible annonce, et le rôle de l'infirmière c'est aussi d'expliquer au malade ce qu'il a exactement. Très lourd et douloureux rôle je trouve...
J'assiste donc aux derniers jours, dernières semaines d'une vie bien remplie d'un homme qui ne sait pas ce qui l'attend, j'aimerais tant adoucir sa fin de vie... rien qu'en écrivant ca j'ai les larmes aux yeux. Le savoir mourant me fait terriblement mal... je trouve ca injuste... idée bizarre pour quelqu'un qui veut être infirmière et qui, en toute logique, est amenée à travailler avec des malades... mais voila, si cette personne avait un espoir de guérir, je sais que je ne serais pas dans cet état là.

J'espère que mes difficultés ne sont liées qu'au fait que je suis au tout début et pas encore protégée par ma carapace.... parce que sinon, je me prépare de longues années à pleurer chez moi sur les malheurs de mes patients. ca me touche énormément, cette souffrance, pas forcément manifestée par le malade (puisqu'il l'ignore) mais qui est quand même là... le monsieur dont je m'occupe ne souffre absolument pas... il est dans son lit, il est quasiment autonome, il se demande pourquoi il est là...

enfin voila, la dure réalité d'une ESI ptete un peu trop sensible... pourtant au début de la formation je ne me pensais pas si fragile... mais dès que le pronostic vital est attaqué, mes défenses s'effondrent... certains lieux me sont donc interdits, comme les unités SIDA où j'aurai tant voulu travailler...  Il me reste quand même des liux de travail possibles, mais travailler dans un service où la mort rode, je sais à présent que j'en suis incapable... et c'est fort dommage car le service dans lequel je suis est super...

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