le poisson vampire
Vu sur TF1 hier soir, dans l'épisode 3 de Grey's Anatomy (disponible ici pour ceux qui l'ont raté) : le poisson vampire, le candiru.
Voici ce que j'ai trouvé sur Internet : absolument fascinant !!!
Le Candiru, poisson chat vampire du Brésil mythe ou réalité
vendredi 23 septembre 2005, par Seyer Jérôme
Vandellia cirrhosa Valenciennes, 1846
nom commun : candiru ou poisson de carnero
Classe : Actinopterygii
Ordre : Siluriformes
Famille : Trichomycteridae
Vandellia cirrhosa Dessin Robbie Cada
Ce poisson-chat sud-américain, lorsqu'il a la taille d'une allumette, a la réputation de pénétrer à l'intérieur de l'urétre des hommes qui urinent, immergés dans l'eau. On rapporte que les indigènes portent une protection lorsqu'ils urinent dans l'Amazone. Ce poisson se rencontre en Amérique du Sud, dans les bassins de l'Amazone et de l'Orénoque (Vénézuela).
Photographie Ivan Sazima
Il peut atteindre adulte une longueurs de 25 cm. Sa forme conique et son corps presque transparent le rendent très difficiles à repérer et à extraire. Le candiru a les opercules pointus avec une série d'épines situées autour de la tête qui lui permettent de se fixer à sa victime pour s'alimenter.
C'est un parasite d'autres poissons dont il détecte le flux d'eau sortant des ouïes. Il se fixe alors sur les branchies pour s'alimenter de sang ou s'insinue dans le tube digestif. Dans les cas de parasitisme de l'homme, il confond probablement le flux d'urine avec celui de l'eau sortant des ouïes.
Photographie Ivan Sazima
Ce poisson de part son mode de contamination chez l'homme est un véritable mythe et fait l'objet de véritables terreurs. Il semble cependant légitime de se poser des questions sur le risque réel présenté par ce poisson devant le peu d'observations vérifiées publiées.
Cependant on trouve sur le net une observation vérifiée et illustrée ( Dr. Anoar Samad Chefe dos serviços de urologia dos hospitais Sociedade Portuguesa Beneficente do Amazonas/Hospital Adventista de Manaus 1997) :
Cas clinique :
Patient de 23 ans, sexe masculin, consultant le service d'urgence pour dysurie et saignement urétral. Il rapporte avoir uriné dans le fleuve il y a trois jours, lorsqu'un poisson a pénétré dans son urètre, malgré ses efforts il ne pu l'extraire, celui-ci étant trop glissant et trop petit. À l'examen physique, le patient est pâle, et présente de la fièvre, une douleur violente à la manipulation du pénis, une rétention d'urine, un saignement par le pénis et un gonflement du scrotum. Une endoscopie sous anesthésie générale est alors pratiquée. Elle met en évidence un poisson de grande dimension occupant tout l'urètre et obstruant le sphincter. Le poisson est enlevé par voie endoscopique. Les suites sont simples et sans séquelles urologiques.
Discussion : Ce poisson a été intégré dans la collection ichtyologique de INPA (15590) et identifié comme représentant de l'ordre des Siluriformes ; Famille Trichomycteridae. Cette observation est actuellement le seule totalement documentée et illustrée de photographes per-opératoires.
Conclusion : Bien qu'étant responsable de multiples légendes, le Candiru ne présente pas un risque à la hauteur de sa réputation ! La possibilité de parasiter l'homme est cependant réelle et ne peut être nié. D'autres observations seraient les bienvenue, même si elles concernent le parasitisme d'autres mammifères.
Par Margaux Me, myself and I, Mercredi 4 Juillet 2007 à 17:57 GMT+2 dans La vie étudiante (article, RSS)






